Les nuages sont revenus,
Et la treille qu'on a saignée
Tord ses longs bras maigres et nus
Sur la muraille renfrognée.
La brume e terni les blancheurs
Et cassé les fils de la vierge;
Et le vol des martin-pêcheurs
Ne frissonne plus sur la berge .
Les arbre se sont rabougris,
La chaumière ferme sa porte,
Et le joli papillon gris
A fait place à la feuille morte.
Plus de nénupharesur l'étang;
L'herbe languit, l'insecte râle,
Et l'hirondelle, en sanglotant,
Disparaî t à l'horizon pâle.
Maurice Rollinat